Cameroun : des gâteaux et jus 100% manioc

Promotrice de Daven Bakary, Blanche Ongmesson utilise des produits locaux, sans additifs, dans la pâtisserie.

C’est un groupe de quatre étudiantes en communication, à l’université de Douala quia pris d’assaut le stand Blanche Blanche Ongmessom. Le sourire aux lèvres, la promotrice de Daven Bakary persuade les visiteurs de la Foire internationale des affaires et du commerce de Douala, à découvrir ses produits. « Mesdames, venez goutter. C’est un cake fait maison et il est appétissant ». Elle déchire le sachet en plastique qui enveloppe le gâteau. Puis, le fait déguster aux curieux.

Spécialisée dans la transformation des produits locaux en pâtisserie, la promotrice précise que tout est fait naturellement  «  pour faire mon gâteau, je n’ai pas besoin des produits chimiques. Je le fais de façon simple et sans additif. Je prends du manioc frais ; du lait et de la noix de coco. Avec ces éléments j’ai au complet mon délicieux et beau gâteau », se réjouit Blanche. A la question de savoir son mode de conservation, elle répond «  On le garde au frais comme tous les autres types de gâteaux », conseille-t-elle.

Cette trouvaille qui existe depuis un an, ne fait pas encore ses preuves auprès des citoyens camerounais «  Cette recette magique et originale n’est produite qu’en petite quantité. J’ai commencé à faire ce gâteau en juin 2017. Mais jusqu’ici : il est difficile d’évaluer le nombre par mois. C’est la raison pour laquelle, nous venons faire découvrir nos produits à travers les foires. Pour le moment beaucoup savent seulement les gâteaux faits à base de farine de blé. Par contre nous faisons uniquement dans la transformation des produits locaux en pâtisserie». En plus du gâteau de manioc, Blanche réalise également d’autres recettes. «  Je fais également des boissons naturelles », révèle-t-elle.

Toutefois, cette recette « magique » qui exige des ingrédients couteux semble ne pas décourager la promotrice «  Parmi tous mes produits, c’est le gâteau de manioc qui coute le plus cher. Je le vends en entier à 5 000FCFA et par tranche a 500F. Il ya des semaines ou je réalise une recette de 10 000 FCFA. C’est-à-dire deux gâteaux. Mais, je dois avouer que je tourne à perte. Pour un début, je dois supporter, je crois qu’avec le temps, mon gâteau sera connu et je pourrais en faire en grande quantité et avoir de bénéfice», espère-t-elle.

Règles d’hygiène

Concernant les précautions, Blanche affirme qu’elle met en avant les règles d’hygiènes lors de la fabrication du gâteau : elle écrase le manioc frais, le moule, le cuisine et l’ensache, pour les mettre à l’abri « des mouches et d’autres microbes invisibles a l’œil nu».

La mine pleine de désolation, la promotrice laisse entendre que son produit tarde à prendre son envol, dans la capitale économique, lieu où elle exerce son activité  depuis juin 2017. Elle manque surtout de financement pour amorcer son industrialisation. Elle est alors obligée de préparer ses gâteaux sur des fours à gaz, de « façon artisanale ».

Amélie Dita 

Agriconseil du mois

Garfa Fatimé Aldjineh, la 2ème femme architecte de l'histoire du Tchad qui élève des poules pondeuses: «Il faut que mes sœurs sachent qu’il n’y a pas de métiers spécifiques aux hommes, car nous pouvons faire autant qu’eux. Nous devons innover et croire en nos potentiels pour arriver au bout de nos rêves. Etre humble dans ce qu’on fait et toujours demander des conseils pour mieux avancer».

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